Dole à Lorient en 20 jours : Pari gagné !

Le 23 août 2010

Il court pour Share…
Tel est le pari engagé par Sylvain Lagrange. Un pari pour dépasser les bornes ! Un exploit sportif, qui n’est pas « que » cela… Il a aussi un objectif d’une grande générosité : collecter des fonds pour l’ONG humanitaire française Share.
Visitez le site  http://depasserlesbornes.over-blog.com/
Son défi, du 14 juillet au 2 août 2010 : réaliser un périple de 1000 km, en traversant la France d’Est en Ouest, du Jura à la Bretagne. Toujours au bénéfice de l’ONG française Share, qui a notamment développé un centre de soins ophtalmologique au Cambodge, l’un des pays les plus pauvres du monde et apporte également des soins médicaux en Afghanistan aux femmes et aux enfants.

Pari réussi pour Sylvain. Voici un des articles qui lui a été consacré :

Dole-Lorient  en courant : Sylvain Lagrange a réussi son pari

Le Dolois a parcouru 1028 kilomètres pour aider les populations déshéritées.

Sylvain Lagrange vient de réussir son pari : rallier Dole à Lorient en courant pendant vingt jours sur l’Eurovélo route 6. Parti de Dole le 14 juillet, il a été accueilli au Stade du Moustoir à Lorient le 2 août par ses amis et une délégation de la municipalité. Ce projet avait pour objet à la fois de relever un défi physique hors du commun et de faire connaître l’association SHARE qui veut par son action aider les populations déshéritées à lutter contre les maladies de l’œil. En effet, faute de structures ophtalmologiques aptes à les prendre en charge, de nombreux patients risquent de perdre la vue pour une simple cataracte ou un glaucome. L’association s’est investie dans la construction d’un Institut de l’œil à Phnom Penh au Cambodge, qui accueille des patients depuis octobre 2008, et prévoit d’en ouvrir deux autres à Kaboul et au Sénégal. La formation de chirurgiens ophtalmologiques fait également partie de ses projets. Pendant cette course, Sylvain a recueilli des dons qui, à ce jour, approchent les cinq mille euros : ils seront entièrement reversés à l’ONG. « J’ai pris six semaines de congés pour mener à bien mon projet, trois pour courir et trois pour récupérer de mes efforts », indique le coureur. Des efforts, il a fallu en fournir pour couvrir chaque étape  de cinquante kilomètres ou plus. Les journées débutaient à 5 heures du matin. De 6 heures à midi, Sylvain se fixait l’objectif de courir au moins quarante kilomètres, à la vitesse moyenne de sept à huit kilomètres/heure. Après le repas et une marche digestive d’une heure, Sylvain terminait sa course à pied. Au moins six litres d’eau lui étaient nécessaires pendant le parcours. Le soir, en rejoignant la chambre d’hôte ou l’hôtel retenue, il recevait la presse régionale qui relayait son aventure dans toutes les régions traversées, et chaque soir il se couchait à 21 heures. « Je ne vis que pour ça pendant vingt jours : je cours, je mange, je dors », confirme Sylvain qui avoue « Je me suis entraîné pendant un an, j’ai déjà effectué des marathons et de grandes courses, mais la répétition des efforts pendant vingt jours demande une grande volonté, car on court sur la fatigue de la veille et la solitude au quotidien est assez difficile à supporter ». Pour autant, l’idée d’abandonner ne l’a jamais effleuré, même quand une périostite au tibia droit rendait chaque foulée très douloureuse. Pendant le périple, Sylvain n’a croisé que deux coureurs à pied et n’a fait des rencontres qu’à travers son blog où il a reçu avec plaisir de nombreux messages d’encouragement. Il a trouvé le parcours de l’Eurovélo route 6 parfait le long des canaux, mais plus difficile au bord de la Loire, car trop proche de la route ce qui est plus dangereux et plus bruyant. La météo lui a été favorable avec seulement deux jours de pluie et une chaleur plus acceptable après les premiers jours. « Je suis heureux d’avoir réalisé cela : un exploit physique couplé à une action caritative. C’est formidable de voir défiler les paysages, toujours différents, et le moment le plus fort a été la dernière étape que j’ai faite avec Lucie, ma fille de onze ans qui m’a accompagné jusque dans le stade du Moustoir. Merci aussi à tous les bénévoles et amis qui ont transporté mes bagages d’une étape à l’autre. J’envisage de renouveler cette opération sur d’autres types de course comme l’ultra trail du Mont-Blanc et pourquoi pas sur le grand raid de la Réunion».